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Colloques et conférences

17ème Conférence annuelle sur l’Arctic (du 13 au 14 novembre, 2009, Institute of Arctic and Alpine Research, Boulder, Université du Colorado, USA)

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Field School in Ivujivik: investigating the Late Dorset presence on Hudson’s Strait, Nunavik (Arctic Québec).

Susan Lofthouse, Institut Culturel Avataq

Abstract ; During the 2009 field season, Avataq Cultural Institute conducted a field school involving 12 high school students from Ivujivik on the Nuvuk Island archipelago. 5 of these high school students had experience through previous Avataq excavations. This field work represented the 2nd year of a 5- year SSHRC-funded CURA project: SIVULITTA INUUSIRILAURTANGIT ATUUTILAURTANIGILLU (loosely translated as an Inuit understanding of time and space). The site under investigation was believed to be of mixed occupation, with both Dorset and Thule components present. 2-3 large semi-subterranean houses were merged together through the activity of looters and possibly early unrecorded archaeological interest; these were initially identified as Neoeskimo, however subsequent excavations indicated an exclusively Late Dorset affiliation. 4 shallow semi-subterranean houses without structural rocks were initially believed to be Dorset, however the partial excavation of one (also clearly disturbed) yielded a mixture of Thule and historic Inuit along with traces of a faint Dorset presence. Excavations focused largely upon a midden associated with the large semi-subterranean features, which proved very rich and yielded an abundance of faunal material, lithic and organic tools, and a particularly interesting carved ivory face of a unique style. This paper will introduce the approach taken by Avataq Cultural Institute in using archaeological excavations as venues for exposing Inuit teenagers to the culture history associated with their land, as well as emphasizing archaeology itself as a potential career direction.

 

Colloque international « Cris et Inuit du Nord du Québec. Territoire, économie, société et culture » (Du 21 au 24 Octobre 2009, Université d’Angers, Centre Pluridisciplinaire d’Études Canadiennes, CERPECA)

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The preservation, development and promotion of inuit culture: a question of knowledge mobilisation ? The case of Avataq,

Daniel Gendron et Rhoda Kokiapik, Institut Culturel Avataq

 

Table Ronde « Taphonomie des petits vertébrés : référentiels et transferts aux fossiles », organisée par V. Laroulandie, J.-B. Mallye et C. Denys (du 20 au 21 Octobre 2009, Talence, Université de Bordeaux 1, PACEA-UMR 5199 du CNRS, France).

Un Fox Den actif en domaine arctique périglaciaire (Iles Digges, Arctique de l’Est, Canada),

Hervé Monchot et Daniel Gendron, (Institut Culturel Avataq)

Résumé : La découverte en 2008, lors d’une campagne de prospections archéologiques sur les Iles Digges (Rive du détroit d’Hudson, Ivujivik, Nunavik), d’un terrier de renards (Vulpes vulpes) et des ossements associés nous permettent de mieux comprendre les habitudes alimentaires du renard roux en contexte périglaciaire arctique. Les ossements, actuellement en cours d’identification, ont été ramassés autour des divers points d’entrée du terrier qui est resté intact, et sont essentiellement représentés par diverses espèces d’oiseaux, notamment des oies, dont la bernache du Canada ou outarde (Branta canadensis) et des canards. La grande partie de ces oiseaux a été attrapée au cours de l’été 2008 par les renards au moment de la phase estivale migratoire de ces oiseaux. Le terrier étant toujours actif (des renardeaux y étaient présents lors de notre passage), il est ainsi prévu d’y faire un bref retour au cours de l’été 2009 pour voir si d’autres ossements y ont été accumulés depuis notre dernier passage.

But : Néotaphonomie des vestiges aviaires (représentation squelettique, traces …). Extrapolation à des sites archéologiques (rôle intrusif ou non des renards sur une site néo ou paléoesquimau).

 

77ème Congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir - ACFAS (Le 11 mai 2009, Université d’Ottawa, Ottawa, Ontario)

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Session 444 - Les Autochtones et la ville : l'émergence d'une nouvelle culture.

La Nordicité comme urbanité : « l’effet urbain » chez les communautés du Nunavik.

Caroline Desbiens et Émilie Ruffin, Université Laval

Résumé : Les Inuit du Nunavik vivent une croissance démographique importante et celle-ci entraîne des enjeux spécifiques. C’est maintenant au tour des villages de faire face à des problématiques qu’on croyait réservées aux centres urbains : entretien d’un parc immobilier de plus en plus vaste et spécialisé ; manque de disponibilité des matériaux nécessaires en région éloignée ; gestion de l’expansion urbaine freinée par le manque de territoire ou par des contraintes environnementales liées aux types de sols ; ou même l’augmentation de violences liées à des « gangs » qui posent de nouveaux défis en matière de sécurité et de criminalité. Si, dans l’état actuel de développement des villages nordiques, on ne saurait parler d’urbanité à grande échelle, il est possible d’identifier des facteurs de « proto-urbanisation » qui préparent actuellement le terrain à de nouvelles formes de relation au territoire local et à l’espace mondial. À partir de l’exemple de Salluit, notre communication explorera la forme et les particularités de ces nouveaux espaces culturels et la façon dont ils modulent les notions d’identité, de tradition ou d’autochtonie. Comprendre et analyser la portée de « l’effet urbain » en région éloignée permet de rompre avec le cadre binaire tradition/modernité ; ainsi, notre analyse souligne l’agencéité des gens du Nord dans la structuration de leur espace de vie autant par les politiques administratives qu’ils mettent de l’avant que dans leur usage culturel du territoire.

 

28ème Congrès annuel Association des Archéologues du Québec (du 1er mai au 3 mai, 2009, Sherbrooke, Québec)

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Atelier 3 : « SIVULITTA INUUSIRILAURTANGIT ATUUTILAURTANIGILLU: Le temps et l’espace chez les Inuit du Nunavik » Président de session : Daniel Gendron.

Liste des Présentations :

Présentation de l’ARUC

Daniel Gendron, Institut Culturel Avataq

Résumé : L’ARUC, SIVULITTA INUUSIRILAURTANGIT ATUUTILAURTANIGILLU (ci-après le projet SIA) est un projet de recherche dirigé par l’Institut culturel Avataq et réalisé en partenariat avec treize communautés inuites du Nunavik, l’entreprise Air Inuit et les institutions suivantes: Université Laval, Université de Montréal, Université McGill (Office for First Nation and Inuit Education), INRS Eau-terre-Environnement, INRS Urbanisation, Culture et Société, Unité Mixte de Recherche C2A du CNRS, Société Makivik, Administration régionale Kativik, Commission scolaire Kativik. Le thème unificateur du projet SIA est « le temps et l’espace chez les Inuits du Nunavik » (traduction libre de : sivulitta innusirlaurtangit atuutilaurtanigillu). Les disciplines scientifiques (l’archéologie, la géographie, l’histoire, l’anthropologie, la géomatique et les sciences de la Terre) y sont jumelées à la science et au savoir traditionnels des Inuits afin d’enrichir les modes d’interprétation et des savoirs propices à l’éducation, à l’émancipation culturelle et au développement socio-économique du Nunavik. Le projet s’applique à l’ensemble du Nunavik, où les intérêts scientifiques sont unis aux préoccupations des instances municipales et scolaires des villages nordiques afin de stimuler la recherche patrimoniale et historique, mais surtout l’éducation, la transmission des savoirs ancestraux et la préservation de la tradition inuite.

Les chantiers-écoles de l’Institut Culturel Avataq : l’exemple d’Inukjuak (Nunavik)

Elsa Cencig et Pierre M. Desrosiers, Institut Culturel Avataq

Résumé : Depuis 1985, l’Institut culturel Avataq organise régulièrement des chantiers écoles pour les jeunes du secondaire et aussi, à quelques reprises, pour les professeurs du Nunavik. Après un bref aperçu de ce qui a été réalisé par le passé, nous présentons à titre d’exemple le chantier-école de l’été dernier dans la région d’Inukjuak. Nous allons voir les différents aspects de la recherche qui sont enseignés aux jeunes ainsi que les objectifs généraux que nous poursuivons avec cette pratique. De plus, nous présenterons un nouveau projet, une semaine de l’archéologie, qui vise à inviter à Montréal des jeunes du Nord pour les initier aux travaux de laboratoire.

Relation entre le climat et les Changements culturels chez les Thuléens, Inukjuak, Nunavik

Anne-Marie Lemieux (CEN, Université Laval), Pierre Desrosiers (Institut Culturel Avataq) et Najat Bhiry (CEN, Université Laval),

Résumé : Le site archéologique IbGk-3 situé sur l’île Drayton, au sud du village d’Inukjuak est composé de vestiges de maisons semi-souterraines thuléennes mais aussi riche tant en artéfacts thuléens que dorsétiens. Cette présentation se veut une synthèse des différents travaux réalisés dans le cadre de ma maîtrise en science géographique en collaboration avec l’Institut culturel Avataq. Une analyse approfondie de la structure des maisons a été réalisée par l’analyse macrofossile des différents niveaux stratigraphiques composant les murs. Complémentairement aux études archéologiques effectuées sur ce site, l’étude des changements environnementaux passés a été réalisée afin de comprendre dans quel contexte environnemental les Thuléens ont occupé le site. La géomorphologie et la paléoécologie de l’île ont été étudiées. De plus, des entretiens semi-dirigés avec des aînés d’Inukjuak ont été réalisés dans le but de connaître leur perception face aux changements environnementaux et culturels et précisément par rapport au site archéologique. Leurs témoignages ont enrichi énormément la compréhension de l’occupation de l’espace du site archéologique. L’approche multidisciplinaire adoptée pour le site Ibgk-3 permet ainsi une meilleure compréhension du contexte dans lequel le site a été occupé et humanisé.

La carrière de siltstone Naparutalik (IcGn-8), Nunavik

Pierre M. Desrosiers (Institut Culturel Avataq), Adrian Burke (Université de Montréal), Nally Weetaluktuk (Institut Culturel Avataq) et Andrew Epoo (Institut Culturel Avataq)

Résumé : Avec des affleurements de siltstone s’étalant sur plus de 700 mètres de long, la carrière Naparutalik est actuellement la plus grande connue au Nunavik. Cette matière a été abondamment utilisée dans la région d’Inukjuak surtout à partir de la période dorsétienne. Elle constitue une occasion unique de documenter les premières étapes des chaînes opératoires pour une matière qui semble avoir été utilisée régionalement seulement. En effet, malgré l’abondante utilisation de cette matière dans la région, elle semble avoir été peu exportée ailleurs au Nunavik. Enfin l’immensité de la carrière constitue un défit de taille pour son analyse.

Nouvelles recherches dans la région d'Ivujivik, Nunavik

Daniel Gendron (Institut Culturel Avataq), Marie-Michelle Dionne (Université Laval) et Hervé Monchot (Institut Culturel Avataq)

Résumé : La région d'ivujivik occupe une place importante dans le développement de l'archéologie au Nunavik, mais comparativement à d'autres régions du nord québécois, il y a eu très peu de recherche dans les environs de ce village. Nous avons donc profité de ce nouveau programme de recherche afin de mieux documenter cette région qui se trouve à un emplacement charnière entre la baie d'Hudson et le détroit d'Hudson. Les travaux de l'été 2008 devait permettre d'établir le potentiel de recherche des îles Digges et Nuvuk. Spécifiquement, nous avons pu amorcer la documentation de l'occupation dorsétienne récente et la présence de sites historiques ou proto-historiques auxquels on peut attribuer une fonction cérémonielle.

Géoarchéologie et archéobotanique du site archéologique JfEl-10, Igloo Island,

Quaqtaq, Nunavik, Canada

Najat Bhiry (Université Laval) et Dominique Marguerie (Université de Rennes, France)

Résumé : Une étude géoarchéologique et archéobotanique d’un site paléoesquimau a été effectuée dans le but de retracer les processus de formation du site et de reconstituer les paléoenvironnements tant à l’échelle locale que régionale. Le site d’étude (JfEl-10) est situé à Igloo Island, sur la rive sud du détroit d’Hudson, dans les environs du village Quaqtaq. Il est localisé entre deux crêtes de plages successives, à proximité d’un petit marécage en voie d’entourbement. En bordure du site, une coupe stratigraphique de 50 cm d’épaisseur formée d’une remarquable alternance de lits organiques de couleur brune et de lits sableux de couleur claire a été échantillonnée en vue d’analyse paléoécologique. Les données macrofossiles et polliniques ont permis de reconstituer la végétation locale et régionale et par conséquent, déduire des changements climatiques qui ont survenus depuis 2500 ans. L’étude géoarchéologique incluant l’étude de la géomorphologie extra-site et la sédimentologie des dépôts archéologiques a permis de documenter la genèse et les processus de formation de ce site arctique de plein air, évoluant en contexte périglaciaire.

Proposition d’une méthode pour la restitution des espaces disparus du Paléoesquimau aux Inuits du Nunavik

Jessica Giraud, Institut Culturel Avataq

Résumé : L’espace est une notion complexe et relativement abstraite. Elle est avant tout culturelle. Chaque société définit son espace à travers la perception et la pratique qu’elle a de son environnement immédiat et plus lointain. Au cours du temps, les interrelations incessantes qui existent entre les sociétés et l’environnement ont permis la mise en place d’un système culturel et matériel lié en partie à l’adaptation des sociétés aux milieux dans lequel elles évoluent. Parallèlement la société génère un espace à son image. Étudier un espace disparu revient à étudier une société disparue par un biais différent de l’archéologie. Le milieu arctique du Nunavik est vaste espace où des populations humaines ont dû s’adapter à différentes écologies, de la toundra arctique à la zone forestière subarctique. L’occupation de cet espace, par les populations paléoesquimaudes et inuites, a laissée des traces au sein de leurs cultures mais aussi dans l’espace parcouru. Grâce à l’étude spatiale des sites et structures archéologiques des Dorsétiens et des Thuléens, il est possible de restituer l’espace vécu et perçu de ces populations. Au cours de cette présentation, nous nous limiterons à expliquer la méthodologie qui pourrait être utilisée dans la région du Nunavik pour restituer les espaces des populations paléoesquimaudes. La méthode repose avant tout sur une mise en corrélation des données archéologiques, historiques, géographiques, environnementales, paléo-environnementales et anthropologiques de la région.

Tayara : analyse archéozoologique

Hervé Monchot, Institut Culturel Avataq

Résumé : La miniature, communément appelé Tyara masquette, présentée au musée des Civilisations à Ottawa est l’exemple emblématique du site KbFk-7 (rive sud du détroit d’Hudson, Québec, Canada), soulignant la dextérité des Dorsétiens à utiliser et transformer la matière animale, en l’occurrence l’ivoire de morse. Ainsi au côté des divers objets figuratifs travaillés (dentier, pendeloques…) et des objets de la vie quotidienne (aiguille, tête de harpon, punchs…), près de 17 000 restes fauniques ont été mis à jour, assemblage composé essentiellement de mammifères marins (grands et petits phoques, morse et béluga), de mammifères terrestres (renards, caribou, ours polaire) et d’oiseaux. Des études archéozoologiques (e.g. représentation squelettique, fracturation osseuse, age et sexe des animaux abattus) et taphonomiques (e.g. météorisation osseuse, étude des facteurs extrinsèques) de ces déchets alimentaires ont permis ainsi de mieux comprendre, non seulement, la formation et l’histoire du site, mais aussi les techniques de subsistance (chasse), le mode de vie (structuration de l’habitat) et le comportement cognitif (activités chamaniques) des Paléoesquimaux de l’île de Qikirtaq lors de différentes phases d’occupations, il y a plus de 2000 ans.